Notre histoire

D’un besoin, d’une idée…

Inspiré par le mouvement mondial de la transition, qui a démarré sous l’impulsion de Rob Hopkins, en 2006 à Totnes (Royaume-Uni), les prémisses du Réseau Transition asbl ont émergé à partir de 2011 de la volonté de quelques pionnières et pionniers de la transition en Belgique.

Alors que les premières initiatives locales de transition apparaissaient (en 2009 et 2010), à Grez-Doiceau, Schaerbeek, Amay et Ath, l’idée de soutenir cette émergence à partir d’une organisation “support” est venue du besoin ressenti par quelques acteurs de ces initiatives. Leur idée était d’avoir une organisation qui puissent parler en leur nom, et qui puisse aussi soutenir leur déploiement, notamment par des formations. Pour déployer le mouvement, et être à la hauteur des enjeux, il était important de soutenir la transition de manière professionnelle.

A ses débuts, l’association a bénéficié du soutien des Amis de la terre – Belgique (2012), rejoint ensuite par Exposant d asbl (2013). En 2012, Josué Dusoulier obtient un contrat de travail hébergé chez les Amis de la Terre pour soutenir
l’émergence et le déploiement des initiatives de transition. Et Vincent Wattelet le rejoint en 2013 pour développer la dimension intérieure de la transition.

Les premières actions ont été de réaliser une analyse des besoins, de développer et proposer les premières formations et de communiquer de manière inspirante sur le projet de société de la transition. Les formations ont été centrées dans un premier temps sur les principes du mouvement de la transition et le faire ensemble autrement, au travers de l’intelligence collective et des approches de gouvernance participatives.

L’observation des dynamiques de terrain et les retours d’expérience à travers le monde ont amené l’association à explorer davantage l’axe du changement culturel au travers de la transition intérieure, à développer des fonctions de support des projets, ainsi qu’à favoriser l’émergence de projets à vocation économique qui créent des entreprises de transition, à côté des nombreux projets bénévoles. 

C’est également en 2012 qu’a lieu la première rencontre des initiatives de transition, à La Louvière.

… à la création d’une asbl

En parallèle de ces actions, l’asbl Réseau Transition a été créée en 2014 afin d’héberger le projet de manière indépendante. Dès le départ, l’option est prise de créer une asbl qui existe au sein d’un réseau et dont le rôle est de favoriser son déploiement (formation, support), la mise en lien entre les initiatives locales et acteurs de transition, de jouer un rôle de porte-parole du mouvement et aussi de communiquer de manière inspirante sur le projet de société afin de favoriser l’engagement de davantage de citoyen·ne·s.  Enfin, la volonté d’expérimenter et incarner ce projet de société en interne et de transmettre les apprentissages est également un axe fort (intelligence collective, gouvernance partagée, changement culturel, mise en œuvre des principes de la permaculture au niveau de groupes humains, etc.). L’équipe, à l’époque composée de Ralph Bölhlke, Josué Dusoulier, Antonia Vorner et Vincent Wattelet, met en place une gouvernance partagée et a une très grande autonomie de décision et d’action, le CA étant un organe principalement consultatif.

Olivier Chaput, Josué Dusoulier, Pablo Servigne, XX, Rozan Consten, XX, François-Olivier Devaux,, XX, Olivier de Schutter, Vincent Wattelet

Depuis 2014, l’asbl a vu son réseau se densifier, le nombre d’initiatives locales ayant connu une croissance importante pour se déployer sur environ 160 territoires locaux en Wallonie et à Bruxelles et une centaine de projets se reconnaissant comme proches du mouvement.

Aujourd’hui, l’asbl se trouve à un tournant de son histoire. Elle se réorganise afin de se donner les moyens de continuer à agir pour sa raison d’être dans un contexte mouvant et de plus en plus incertain. La pertinence de son action et de son projet de société sont de plus en plus reconnus comme pertinents, essentiels et porteurs d’espoir dans une période où les crises se succèdent. La nécessité de transformer les manières d’être et de faire et les modes de vie pour s’adapter aux changements climatiques et permettre aux écosystèmes de se régénérer ne peut plus attendre.

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