Le jardin collectif Lo Casau, France

Un projet citoyen qui associe la perte de diversité des semences à la disparition des langues régionales.

Au début, Salies en Transition se réunissait régulièrement dans un café local pour échanger d’anciennes variétés de graines. Le groupe est ensuite passé à de plus grands « trocs » de graines invitant les participants à amener et échanger des variétés du patrimoine local. En 13 trocs, 80 variétés ont fait l’objet d’un échange. Des personnes viennent parfois de très loin pour participer à ces événements. De plus, les noms des plantes sont inscrits en français, en latin et en béarnais. Tout le monde est encouragé à pratiquer le béarnais avec les personnes plus âgées qui le parlent encore.

Outre les trocs, Salies en Transition a également créé le jardin « lo Casau » sur un terrain de 3000 m² mis à leur disposition par la municipalité et qui se trouve sur le site d’une ancienne gare de chemin de fer. Ils y ont installé 30 vieux bacs en bois, offerts par un producteur local de kiwi bio, et y ont fait pousser plusieurs variétés locales et inhabituelles de fruits et légumes selon la technique de « culture en lasagnes » qui prévoit de superposer plusieurs couches de différents matériaux de paillage afin de garder l’humidité du sol et qui permet de réutiliser efficacement les déchets organiques ! Un réservoir de 3 000 litres récolte l’eau de pluie du toit de l’ancienne gare.

Le groupe a préparé une présentation PowerPoint afin de présenter leur projet.

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Le jardinage se pratique de façon biologique, en appliquant les principes de rotations des cultures et de paillage. Une école locale pour enfants hyperactifs cultive 4 bacs. Une autre école proposant des formations professionnelles à de jeunes gens avec des besoins particuliers s’intéresse également à la culture des légumes dans ce jardin. Salies en Transition a, de plus, mis 4 bacs à la disposition d’une maison de retraite dans le cadre d’un projet thérapeutique.

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Le jardin s’ouvre à la diversité : celle des plantes, des générations, des besoins, des capacités et des langues.

Jusqu’à présent, le groupe a :

  • organisé 13 trocs de graines et de plantes
  • préservé 80 variétés de légumes
  • impliqué plus de 150 personnes

Casau3La diversité, principale caractéristique de la résilience, est importante aux yeux des groupes de Transition. Salies en Transition est le premier groupe à comparer la perte de diversité des semences à la disparition des langues régionales. On estime qu’une langue meurt toutes les deux semaines et que d’ici 2100, près de la moitié des 7 000 langues parlées actuellement dans le monde aura disparu. En France, la Révolution française a rendu illégal l’usage des langues régionales pour imposer le français de Paris dans tout le pays. Le béarnais, de la famille des langues d’oc, a par conséquent été banni des écoles.

Pour célébrer le fait d’avoir été repris dans les 21 histoires, le groupe va planter un verge de 21 arbres !

Message pour la COP21 :
« C’est en partant des connaissances des citoyens qu’on peut changer le monde »
Salies en Transition

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