Jeunes en transition

Ce jeudi 17 septembre en ouverture de la Conférence Internationale de la Transition se tenait à Seale Haynes, Devon, Royaume-Unis, une journée de réflexion sur les « jeunes » et la Transition.

Une quinzaine d’autoprocl21482728176_e1981045c9_zamés « jeunes » y participaient : britanniques, portugais, australiens, américains, suédois, brésiliens, italiens, … et belges. Tous avec des expériences différentes de la place des « jeunes » dans le mouvement de la Transition : au Royaume-Unis et aux États-Unis, les jeunes sont peu nombreux alors que le mouvement Transition au Portugal n’est quasiment composé que de plus jeunes. En Belgique, nous avons déjà pu constater sans en faire une règle générale une différence entre les initiatives urbaines (plus souvent composées de « jeunes » adultes) et les initiatives rurales (avec des membres et un public plus âgés).

Le sujet ou plutôt les sujets de discussions abordés lors de cette journée ont été les suivants :

  • Comment  « vivre » avoir un toit, se nourrir, être en bonne santé et heureux en tant que « jeune » dans le monde actuel où l’emploi au sens classique se fait rare et l’environnement se détériore ?
  • Comment faire une place aux plus jeunes dans les initiatives et le mouvement de transition et qui sont ces « jeunes », quelles sont leurs caractéristiques ?
  • Comment pouvons-nous nous soutenir les uns les autres entre « jeunes » ?

Une journée ne fut bien entendu loin d’être suffisante pour réponde à ces larges questions mais quelques pistes furent dégagées.

Une caractéristique des « jeunes » est leur plus grande mobilité ce qui peut a priori paraître contradictoire avec l’idée d’initiatives locales de transition.

Une piste d’exploration soulevée a été de reconsidérer ce qu’est une communauté. Souvent considérées comme communautés locales, elles peuvent aussi être des communautés temporaires comme celles crées par les étudiants autour de leur campus universitaire (à Bruxelles, l’ULB a son Campus en transition) ou s’organiser autour d’intérêt commun comme un métier (en Belgique le groupe Ingénieurs en transition réfléchit à la transition dans le cadre du métier d’ingénieurs).

Une autre caractéristique déterminante est la dureté avec laquelle les « jeunes » expérimentent les crises actuelles : pour beaucoup, les « jeunes » de nos jours ne connaissent pas l’insouciance du milieu du siècle où la science et le progrès pouvaient encore sauver le monde. Le groupe qui se réunissait ce 17 septembre a posé que pour la totalité d’entre nous la Transition n’était pas un mouvement pour se préparer à un futur plus instable mais que ce futur instable et en crise était déjà notre présent et que construire un nouveau système plus résilient quand on ne possède pas de toit ni d’accès à une terre et que l’on construit à peine son capital social n’est pas chose facile. Le groupe réuni a donc entamé une réflexion sur comment nous soutenir entre jeunes mais également sur comment se reposer sur les initiatives de transition pour se faire.

Pour répondre précisément à ces questionnements sur le long terme, des formations longues à la Transition sont organisés (ou sont sur le point d’être organisées).

En Angleterre, le programme One Year In Transition en est à sa troisième année. Pierre Bourguignon, une jeune belge y participe cette année, il participera à quatre semaines de formation étalées sur l’année et ira à la rencontre des initiatives au premier semestre 2016. Au Portugal, un programme similaire est en construction. Et en Belgique, l’ASBL Tetra lance avec le Réseau Transition une formation longue à la transition.

L’idée très concrète d’un système d’échange bénévole entre jeunes et initiatives au travers le monde a petit à petit fait son chemin dans notre groupe ainsi que parmi d’autres participants à la conférence internationale. Nous ne manquerons pas de vous informer quand ce projet se concrétisera!


Puisque vous êtes ici…

…nous avons une faveur à vous demander. Il n’y a jamais eu autant de monde à s’impliquer dans le mouvement de la Transition en Belgique et à travers le monde, mais il est pourtant de plus en plus difficile de financer nos missions de base : favoriser l’émergence et le déploiement de la Transition à travers des formations, du support, des événements, des témoignages…

Si toutes les personnes qui sont impliquée ou lisent et apprécient les contenus sur notre site contribuent financièrement, l’action du Réseau Transition sera pérennisée et renforcée. Même pour 5 €, vous pouvez soutenir la Transition - et cela ne prend qu’une minute. Merci !

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